Grafisch Ontwerp

J’ai une âme solitaire

J’ai passé la fin de semaine tranquille à travailler sur Squat Deluxe et à lire Frogs into Princes de Richard Bandler. Le cerveau est une masse maléable et je suis entrain d’en faire l’expérience. J’aimerais bien que cela m’amène à être encore plus créative et à dépasser les barrières que j’ai moi-même mises sur mon chemin. À suivre…

J’ai aussi continué ma lecture de Universal Principles of Design mais je me rends compte que c’est un livre à lire à petites doses. Il contient un trop plein d’informations qui sont soit très évidentes, soit très complexes. Et à ma grande déception, je n’ai pas trouvé dans la liste des termes le mot «sustainability» ou tout autre mot qui pourrait y ressembler.

D’ailleurs, le mot «sustainability» ne semble pas exister aux Pays-Bas, du moins au quotidien, et plus particulièrement chez le roi du suremballage : Albert Heijn (équivalent des supermarchés Métro). En effet, parmis toutes les horreurs environnementales sur les étalages, j’ai pu voir des carottes emballées individuellement. Et regardez ce qu’ils ont ressorti des boules à mittes pour la coupe de soccer…

C’est vraiment dur pour mon moral d’être confrontée à cette surconsommation, ce suremballage et ce manque d’intérêt envers l’environnement et la bonne bouffe. Même si j’aime faire du design, je me questionne sérieusement sur sa pertinence (de la façon dont on l’applique actuellement). Je crois que les designers et les «marketeux» font partie du problème et de sa solution. Mais qui a le guts de prendre les devants et de dire «Non, je refuse d’accepter qu’il en soit ainsi»? Je ne suis pas capable de le faire seule… Hélas! Et il me semble que je me répète. N’ai-je pas déjà dit tout ça il y a quelques semaines?

Malgré toute ma déception, je dois dire que je suis fascinée par l’imagination débordante des Néerlandais. Je me demande vraiment où ils vont chercher toute cette richesse visuelle… Il y a une certaine signature graphique dans ce qu’ils font; c’est maintenant clair pour moi! Et d’ailleurs je trouve que le design suisse actuel porte en lui une signature particulière qui ressemble étrangement, dans sa folie, à celle des Néerlandais.

«L’important c’est pas la chute, c’est l’aterrissage» disait l’un des personnages de La haine. Eh bien j’ai toujours refuté cette affirmation. Pour moi, le processus est aussi important, sinon plus, que sa finalité. Trying to process…

Publié dans la catégorie Divagations, le 18 June 2006

3 réponses à J’ai une âme solitaire

  1. Par Martin L'Allier 

    le 27 June 2006 à 0:57

    Questionnement intéressant Marie-Claude!

    J’aime bien ta question au sujet d’une relation entre design durable et design accessible (fonctionnel, utilisable, ou autre terme selon le contexte et point de vue). A priori, je ne crois pas qu’il y ait nécessairement un lien entre ces deux aspects. Un produit de design peut être très fonctionnel sans pour autant être durable ou représenter un coût faible pour l’environnement. Mais, entre-nous, s’il l’est c’est encore mieux, car c’est un produit doublement avantageux… Je crois que l’on pourrait argumenter que tous les designs devraient tendre vers ces deux considérations, autant que les contraintes de production le permettent.

  2. Par Martin L'Allier 

    le 27 June 2006 à 0:59

    Et puis c’est triste et surprenant de lire que les considérations environnementales ne bénéficient pas d’une grande attention de la part des Néerlandais…

  3. Par Marie-Claude 

    le 27 June 2006 à 21:10

    Il y a sûrements quelques designers néerlandais concernés par l’environnement mais je ne les ai pas encore rencontrés…

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