Grafisch Ontwerp

Un poids, deux mesures

Je me questionne sérieusement sur tout le tollé autour de la chasse aux phoques. Qu’elle est la différence entre tuer un phoque à coups de bâton et tuer un boeuf à coups de masse? Le boeuf ou le cochon, vous vous en foutez parce qu’il est bien préparé dans son petit contenant en styrofoam, emballé sous papier plastique; un produit comme un autre, comme un p’tit biscuit dans son sac. Et quand vous le mangez, vous oubliez sûrement qu’il s’agit d’un animal qui a vécu…

Pourtant l’animal, avant d’arriver dans votre assiette, a été entassé dans un périmètre à peine plus long que son corp pendant des mois et a probablement fait plusieurs kilomètres dans un camion percé qui roule à 120 km/h, parfois à -30 degrés l’hiver.

Qu’est-ce qui est plus cruel, je vous le demande?

Je suis végétarienne depuis 10 ans parce que je serais incapable de tuer un animal pour le manger et que je ne demanderai à personne de le faire à ma place. Je respecte ceux qui vont à la chasse et tuent un animal pour le manger, s’ils en sont capables. Et je dis bien POUR LE MANGER. Mais qu’on ne vienne pas accorder plus d’importance à un phoque qu’à un cochon juste parce qu’il est cute. C’est vraiment stupide. Voilà toute l’inconséquence de l’être humain.

Publié dans la catégorie Divagations, le 28 March 2007

4 réponses à Un poids, deux mesures

  1. Par Janick Lavoie 

    le 29 March 2007 à 7:45

    Marie-Claude tu m’as devancé. Je faisais la même réflexion hier dans l’autobus. La chasse à l’arc pour le gibier n’est pas très contesté et c’est plutôt cruel. Je fête mon 10e anniversaire de mon ovo-lacto végératisme la semaine prochaine…je pense que je vais fêter ça avec un bon steak sur le Charcoal…

  2. Par Louis 

    le 29 March 2007 à 15:34

    Excellente réflexion! Je la partage entièrement! J’ai écrit un texte semblable sur mon blogue si cela vous intéresse.
    @+

  3. Par Alphast 

    le 4 April 2007 à 5:03

    Chère Marie-Claude,

    Tu me pardonneras si je me permets de te contredire. J’ai eu l’occasion, vivant à la campagne quand j’étais mome, de tuer des animaux pour les manger. Ce n’est pas quelque chose de plaisant, mais on le fait sans trop y penser, parce que c’est comme ça. Il y a, à mon avis, une énorme différence avec le fait de tuer des phoques. D’abbord, les phoques sont en général tués pour leur peau, pas pour leur viande. C’est pour le coup complètement futile. Manger du boeuf pour se nourrir, c’est finalement assez normal (à condition qu’un certain nombre de règles soient respectées), dans le sens qu’on tue pour se nourrir, ce qui n’est rien d’autre qu’un processus naturel. Par ailleurs, sur le plan écologique, on ne menace aucune espèce.

    Mais tuer un animal dont l’espèce est déjà fragilisée par le réchauffement climatique, juste pour que sa peau fasse de belles fourrures pour des pétasses à deux francs (euros, dollars, ce que tu veux), excuses-moi, mais ça me dépasse. Et si c’est pour les manger, ce dont je doute, pourquoi ne pas les élever, de façon à ne pas menacer le renouvellement de l’espèce et la diversité biologique?

  4. Par Marie-Claude 

    le 9 April 2007 à 17:09

    Je comprends ton point de vue. Mon article était peut-être ambigü… Je ne suis pas en faveur de la chasse aux phoques!

    Je suis simplement outrée qu’on y accorde autant d’importance puisque tous les autres animaux que nous utilisons (soit pour le cuir, la bouffe, le transport, etc.) ont aussi leur lot de souffrances.

    Je ne fais pas de différence entre un boeuf qu’on élève et un phoque sur la banquise. Tout animal mérite d’être respecté de façon équitable.

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